Il est né en 1961 dans le Massachusetts.
Son travail fait référence aux cabinets
de curiosités et se nourrit de l’histoire des musées.
L’artiste collecte des objets ordinaires et des spécimens du monde vivant pour les organiser en installations
foisonnantes.
Celles-ci tiennent compte de leur environnement
géographique
et culturel au sein d’une mise en scène mimant le cadre d’une fi ction scientifi que. A
partir des objets récupérés lors de fouilles, il crée des scénarios où le pragmatisme
scientifique côtoie une mise en espace aux codes esthétiques contemporains.
Les artistes aiment à dire qu'ils cherchent,
les scientifiques se plaisent à penser qu'ils créent… Monique SICARD, CNRS
Comme par défi, Mark Dion pose un autre regard sur les “trésors du Rhône”. Il a installé en fin de parcours son propre “département desrecherches archéologique subaquatiques et sous-marines”. Conçue en collaboration avec le Museon Arlarten, cette présentation, fondée
sur une observation attentive du musée et du travail des archéologues, introduit une autre vision de l’objet archéologique et de la collection.
Son génie s’exprime avec beaucoup de perspicacité et de dérision à travers des cabinets de curiosité, des reconstitutions, des assemblages
d’objets “décontextualisés”. Son oeuvre rappelle que l’archéologie est née au XVIIe siècle de la passion des “antiquaires-collectionneurs” et des
naturalistes mais que son avenir, comme au plus profond du Rhône, est semé d’embûches.
Détail du cabinet du Rhône - installation de Mark Dion copyright Jean Luc Maby
Détail du laboratoire d'archéologie - Mark Dion copyright Jean Luc Maby
Détail du salon de verre - Mark Dion copyright Jean Luc Maby